Forging the Future
Mots clés : Événements
En général, les commissaires et les conservateurs s’enorgueillissent de leur contact avec l’objet d’art originel. Si les lecteurs d’histoires font appel à leur imagination pour façonner de nouveau une culture à partir de textes ou d’illustrations, les visiteurs des musées entrevoient (et parfois touchent) la culture placée directement devant eux sur un piédestal. Mais il est fort probable que la culture ne s’est pas épanouie dans un musée – elle a eu lieu dans le grenier éclaboussé de peinture du Bateau-lavoir ou un village de la brousse australienne ou de la toundra arctique. Dans nombre de cas, elle s’y forge encore, renouvelée chaque année, chaque semaine, parfois même chaque heure, par la re-performance et la réinterprétation. Bien entendu, la culture de remixage et de renouvellement a tendance à résister aux armoires vitrées et aux textes muraux qui font autorité, un fait qui rend les professionnels des musées plutôt nerveux. Pourtant, les meilleurs moyens de prendre soin des objets d’art contemporain, qu’ils soient autochtones ou numériques, pourraient se trouver bien au-delà des murs des galeries, dans des contextes et des processus régénérateurs qui ont gardé la culture locale en vie bien avant les livres et les musées.
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Curators and conservators have traditionally prided themselves on their contact with the original artifact. While readers of histories rely on their imaginations to reconstruct a culture from texts or illustrations, museum visitors glimpse (and sometimes touch) culture on a pedestal directly in front of them. But chances are that culture didn’t happen in a museum–it took place in a paint-spattered garret in Bateau-Lavoir or a village in the Australian bush or the Arctic tundra. In many cases, it is happening there still, renewed annually, weekly, sometimes hourly through re-performance and reinterpretation. Of course, the culture of remix and renewal tends to resist glass vitrines and authoritative wall texts, a fact that makes museum professionals more than a little nervous. Yet the best means of caring for contemporary artifacts, whether aboriginal or digital, may lie far beyond the gallery walls in regenerative contexts and processes that kept local culture alive long before books and museums.



